Comme d'hab, je me lève tard, je pars à 9h30. Heureusement que hier, je ne suis pas venu à Rio Cuarto ou San Miguel un peu plus loin. J'en ai chié ce matin. C'est toujours dur de commencer une journée avec des cotes. Mais le point positif, c'est qu'après San Miguel, j'ai énormément de descente et de faux plat descendant ou montant mais là, j'ai la patate pour les faire. Avec ce que j'ai fait hier et vu l'état de mon genoux, j'avais changé mon objectif de rejoindre Puerto Limon (280kms depuis La Fortuna d'après ma carte) en 3 jours et je le ferai en 5 jours. Mais ayant rejoint mon objectif du jour à 12h, je décide, après la pause bouffe, de reprendre la route et de me rapprocher de l'objectif de J3. La route est bonne. Je sens mon genoux mais j'ai réussi à trouver une position qui me fait moins mal. A mi-chemin entre le nouvel objectif de J2 et J3, c'est le moment de faire une pause dans un arrêt de bus. Au moins, j'y serai au sec car sur la route, à ma droite, c'est les montagnes et ça gronde beaucoup et sur ma gauche (à 70kms), c'est les Caraïbes. Fin de la pause, je ne sais pas combien de temps j'ai breaké, l'orage s'est déplacé. Il fait bien noir sur les montagnes mais ça gronde cette fois sur ma gauche, pas cool tout ça. J'avance et je verrai. Jusqu'au croisement de route qui mène sur la capitale (je suis à 50kms de la capitale), ça va, mais je vois les trombes d'eau en face de moi, ça va pas être beau. Je repère donc les arrêts de bus au fur et à mesure car si il pleut, je pourrai faire demi tour. Mais à un moment, ça fait gniak dans ma tête, je passe donc en mode gniack, gniack, gniack. Je sais que je vais me prendre la flotte, mais je ne veux plus faire demi tour, je ne veux qu'avancer. Je suis de plus en plus proche de cet objectif de J3 (environ 6-7 kms) et je n'ai qu'un mot en tête, c'est gniack. La flotte arrive, je pédale, je suis au taquet, il faut que j'arrive avant elle. Le genoux, je le sens, mais je l'oubli, je dois arriver. Les premières gouttes arrivent, je ne veux pas faire demi tour, le dernier arrêt de bus est à 1,5km. Certes, ce n'est que de la descente, mais je ne veux plus revenir en arrière. Je continue à avancer, mais l'orage m'a rattrapé. Je commence donc à chercher où je peux m'abriter, je trouve une ferme. Heureusement que le premier chien était attaché et que le proprio était là car le second chien qui n'était pas attaché m'aurait bien chiqué. Je suis un peu trempé mais je suis maintenant au sec. Je parle un peu avec le proprio de sa ferme et j'en profite pour sortir la capote de mon grand sac et pour installer le petit sac sur le grand afin qu'il soit couvert pour la suite (j'ai juste mon ordi, appareil photo dedans, rien de très important et qui adore l'eau). Au bout de 30 min, une éclaircie arrive, je me lance dans les derniers kms mais c'était trop beau, la flotte reprend. Cette fois, comme le plus important est au sec, je ne vais pas m'arrêter, je ne suis plus qu'à 3-4 kms de la ville, j'y arrive donc trempé et prend le premier hotel même si il n'est pas terrible. Le prix est correct, donc ça va.
Rien de spé le soir.
PS : j'ai pris un litre de bière au super avec une consigne. Bravo, j'ai cassé la bouteille à l’hôtel.
PS2 : j'ai mangé asiatique ce soir, je me suis fait avoir, c'est sûr qu'ils ont passé le truc au micro onde vu la rapidité du plat alors qu'il y a des ingrédients qui mettent plus de temps à cuir. Et ça ne valait pas celui que j'ai mangé à Leon au Nicaragua.
PS3 : à un moment sur la route j'ai hésité à m'arrêter et trouver une piaule. Mais il y a un panneau qui m'a fait un clin d'oeil, je n'ai pas pu résister.
PS4 : environ 90-95 kms aujourd'hui, je vais finalement peut être pouvoir faire mon trajet en J3 et pas J5. De plus, là où je pensais avoir 112kms d'après ma carte, d'après les panneaux, c'est 95kms pour aller à Puerto Limon.
PS4 ; cette fois, ça me gratte dans le dos. Je suis sur que c'est encore cette allergie.
Voila le panneau qui m'a fait de l'oeil.

la rencontre de 2 rivières

De l'autre coté des 2 rivières (faudra que je trouve un 3 rivières aussi), fait pas beau, c'est là bas que je vais, aie aie aie.

Je ne savais pas que j'y étais, merci
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