jeudi 17 novembre 2011

J3

Aujourd'hui, c'est le 3ème jeudi du mois de novembre. C'est donc beaujolais. Ce soir, je ne sais pas où je vais arriver, mais j'irai boire mon petit verre dans un troquet, voire 2 ou 3. Et avec du bol, quelqu'un me logera ce soir.
Je pars à 6h.
Mais le vrai départ ne se fait qu'à 6h15, j'ai perdu un gant (que j'ai retrouvé) sur la route, pfff.
Encore aujourd'hui, il faut que j'essaie de faire sécher ma tente, elle est bien humide. J'essaie donc de le faire à la pause nouille de mon midi, mais ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. J'en profite aussi pour laver pour une fois une paire de chaussette.
Après la pause bouffe, j'ai du mal à repartir. 1H après être reparti, je fais une petite pause mais la reprise est encore plus dure, je sens mon genoux. A 16h, je fais encore une pause à Amance, il devrait me rester 5 kms à faire aujourd'hui avant de trouver un petit coin pour dormir. En mangeant mes chocos (un de mes repas classique pour les petites pauses) sur des marches d'une maison, je vois au loin un gars avec sa casquette et son chien. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que c'est pour moi. Il me demande ce que je fais. Je luis explique donc ma marche. Avec son accent un peu ouaiche ouaiche, il me propose d'aller chez lui pour faire ma pause au chaud et que ce serait un vieux, il le laisserait crevé. Ok, pourquoi pas mais va pas tarder à faire nuit ….. Il me dit qu'il a fait Arles – St Jacques de Compostelle de juin à octobre. Il me propose aussi rapidement de me crécher ce soir. Je réfléchis 5s et me dis que je ne trouverai surement pas autre chose donc je ne vais pas refuser.
Et ben j'ai bien fais car environ 30 minutes après être arrivé, on est aller faire quelques courses (acheter une bouteille de beaujolais notamment). En allant faire les courses, je sentais bien mon genoux, j'avais un peu de mal à le plier. Ce soir, je serai donc bien au chaud.
J'en profite aussi pour faire sécher ma tente chez lui.
Soir, je mange un bon vieux kebab, ça fait si longtemps.... Mais ça me fait aussi rendre compte que mes lèvres sont bien gercées, le sel, ça pique
22h, il voit que suis claqué et me laisse dormir.

Bilan de la journée : 28 kms.

PS : le gars chez qui je dors est un jeune de 26 ans. C'est ce qu'on appellerait un mélange de ouaiche ouaiche et de cas soc. Si son histoire est vraie, elle est intéressante. Ancienne personne droguée, sans travail, il s'est lancé dans la marche de saint Jacques. Depuis son départ pour la marche il me dit qu'il n'a plus rien pris comme drogue. Il est encore alcoolique mais comme il dit, il ne peut pas tout retirer d'un coup.
Il n'aurait pas de tune et en voulant payer les courses, il refuse que je les paie, je suis son invité.





Sorti de tente, une bonne odeur de lagoutte cerise pour se remettre d'aplomb.



Je connaissais "Choucroute - bal dansant", mais là, je voudrai bien voir ce que ça donne. Et pour ce prix là, ça doit donner.











pause nouille - je sèche la tente










Nos magnifiques cimetières gris.




Où sont nos talus?






Fallait pas être sur mon passage.



1 commentaire:

  1. Pauvre bête ...
    Tiens Arles-St Jacques c'est le chemin qu'avait fait mon père l'année dernière. Il retente cette année.
    Gwenn

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