dimanche 5 juin 2011

Chiriqui - ....

Quel exploit, je suis levé à 7h. 7H40, je pars pour ma plus dure journée, je dois franchir la cordillère. On m'a dit qu'il y faisait froid, c'est cool. Froid, ici, c'est 10-15 degrés. Ça fera du bien à ma peau, lol
Pas de pâtes ce matin, essentiellement des gâteaux. Et d'après ce que j'ai entendu, entre ici et 15kms avant David, il n'y aurait rien sur la route, ni arrêt de bus et stand bouffe... Et David est à 110kms d'ici. J'ai donc un peu de bouffe avec moi. Pour l'eau, je devrai en trouver dans les rivières.
10h, il y a un stand bouffe, je m'y arrête manger un croc. Pour le moment, ça a été même si j'ai du faire quelques morceaux de route à pied. Mais la suite, c'est autre chose. Je dois faire la moitié de ce qu'il reste à pied. Mais je le prends bien, je savais ce qui m'attendait. 12H30, je croise un anglais au sommet. Le méchant, pour lui c'est finit, il ne lui reste plus que de la descente. Moi, j'aurai maintenant une partie de descente et de cote, je ne suis pas arrivé. Me disant que je n'arriverai jamais à David ce soir, je prends mon temps. De plus, l'anglais m'a dit que dans 20-30 kms, je pourrai avoir un petit hôtel pas terrible, mais au moins, j'aurai un toit. Je continue donc pépère mais les quelques cotes que j'ai après les descentes me cassent un peu les jambes.
Après avoir croisé l'anglais, j'ai quelques gouttes, pas cool du tout. J'accélère un peu le mouvement et je me pose dans un arrêt de bus au bord d'un barrage de lac. Il est 14h. 15H30, il pleut toujours. Je pense que je vais rester ici jusque demain, je passe donc en mode squat et déballe mes affaires pour me faire une soupe. Après la soupe, un gars débarque, on parle un peu mais là, j'ai du mal à comprendre, il a un accent un peu dur. Je sais juste que de l'arrêt de bus, il a 4h de marche pour aller chez lui sous la flotte. Un peu après, rebelote, un autre gars me parle, mais lui a juste 1h de marche pour aller chez lui.
La nuit commence à tomber, je vais faire mes pâtes avant d'aller me coucher.
20h, dodo.
21h, j'arrête pas d'être gêner par des bestioles, je ne sais pas ce que c'est. Je prends la frontale, ce sont des petits moucherons. Là où le moustique, tu ne le sens pas, celui là se fait bien sentir dès qu'il arrive sur la peau. Je suis dans mon sac de couchage et passe en mode momie. Je ferme au max toutes les fermetures et serre au max la tête en laissant un petit trou pour respirer. Au bout de 30 min, je sue comme un dingue, j'ouvre donc un plus la tête mais je mets un t-shirt sur l'ouverture pour pas que ces moucherons ne rentrent pas. Mais pendant la nuit, on bouge donc le t-shirt bouge ou tombe. Et rebelote, les moucherons sur la tête, Rrrhhh. A 2-3 reprises, j'ai du remettre le t-shirt sur l'entrée.

PS : à un moment où j'étais en plein effort (et pas à pied), une voiture se met à mon niveau, la fenêtre s'ouvre : “s'il vous plait, c'est bien la route de Panama?” (la capitale ayant le même nom que le pays et ici, il n'y a pas de panneau de signalisation). Je n'ai pu répondre que par la positive. Je ne sais pas si ils étaient vraiment perdus ou bien si ils ont fait un pari mais si c'était un pari de me le demander, c'était fun.
PS2 : mon filtre à eau fonctionne très mal, je galère à filtrer mon eau pour ma soupe et mes pâtes. Et oui, je vous laisse imaginer l'eau qui coule quand il y a un orage.
PS3 : environ 40-45 kms aujourd'hui


Oui, il y a de l'eau, des palmiers. Mais moi, ce que je vois, c'est les montagnes qui sont au fond. C'est mon programme du jour.....

Après, si je rallonge mon voyage, c'est sur que ça va être dur d'arriver au bout.


J'avance, j'avance.

On est mieux à l'intérieur.

ma soupe est en route.

Mon hotel du soir....

Avec le confort d'un 4 étoiles.

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